Introduction
Cette campagne est une initiative de MSD.
En Belgique, on estime que plus de 80 % des personnes ayant une activité sexuelle seront confrontées, à un moment de leur vie, à une infection par le papillomavirus humain (HPV).¹ Chez la plupart des gens, le HPV disparaît de lui-même. Pour ceux qui n’éliminent pas le virus, il peut provoquer des verrues génitales ainsi que certaines maladies et cancers liés au HPV chez les hommes comme chez les femmes.
Qu’est-ce que le HPV ?
Les papillomavirus humains (HPV) regroupent une large famille de virus capables d’infecter la peau ainsi que différentes muqueuses.
L'infection par un HPV est généralement silencieuse: elle ne provoque aucun symptôme et ii n'existe pas de méthode simple permettant de savoir si une personne est infectée.
Dans 90 % des cas, le virus disparaît spontanément en deux à trois ans grâce au système immunitaire, mais pour certains types de virus, elle peut causer des maladies sévères et gênantes chez les hommes et les femmes.²

Les conséquences possibles du HPV
1. HPV et cancer du col de l’utérus³
Certains types de HPV à haut risque, s’ils ne sont pas éliminés spontanément par le système immunitaire, peuvent entraîner des lésions au niveau du col de l’utérus. Leur gravité dépend du nombre de cellules touchées et de la zone concernée.
La majorité de ces lésions régressent naturellement. D’autres restent stables ou évoluent vers des stades précancéreux plus avancés.
2. Autres cancers associés au HPV⁴
Le HPV peut également infecter la muqueuse vaginale ou vulvaire, entraînant des lésions susceptibles d’évoluer vers un cancer du vagin ou de la vulve.
Les cancers de l’anus et du pénis sont eux aussi souvent liés à une infection HPV, bien qu’ils restent plus rares.
Des études récentes montrent également que certains cancers de la tête et du cou peuvent être associés à une infection HPV transmise lors de relations sexuelles orales, chez les femmes comme chez les hommes.
3. HPV et verrues génitales
Le dépistage du HPV
Chez les femmes, le dépistage du cancer du col repose sur le frottis réalisé par un gynécologue ou un médecin généraliste.
- De 25 à 29 ans : un frottis tous les 3 ans, destiné à repérer d’éventuelles cellules anormales.
- De 30 à 64 ans : un frottis tous les 5 ans, d’abord analysé pour détecter la présence d’un HPV à haut risque. Ce n’est qu’en cas de résultat positif que les cellules sont examinées en laboratoire.⁴
Il n’existe actuellement aucun test fiable pour dépister le HPV chez les hommes.
Environ 99 % des cancers du col de l’utérus sont liés à une infection HPV.⁶
Un dépistage régulier réduit considérablement le risque de développer ce cancer. Le médecin prélève des cellules du col de l’utérus et de la muqueuse vaginale à l’aide d’une petite brosse ou spatule, puis les envoie au laboratoire pour analyse. Pour les autres types de cancers liés au HPV (organes génitaux, anus ou tête et cou), il n’existe pas de dépistage systématique.
Prévenir l’infection par le HPV
Pas de traitement curatif
Il n’existe pas de traitement permettant d’éliminer le HPV. En revanche, la vaccination offre une meilleure protection contre les types les plus dangereux.
Le préservatif : utile mais insuffisant

La vaccination : un moyen efficace
Comme pour d’autres virus (grippe, hépatite B…), la vaccination permet au corps de produire des anticorps capables de neutraliser le HPV avant qu’il ne s’installe.
Pour une efficacité maximale, il est recommandé de vacciner les jeunes dès l’âge de 9 ans, avant leurs premiers rapports sexuels.
Même si une personne a déjà été infectée par un type de HPV, la vaccination reste utile pour la protéger contre les autres types inclus dans le vaccin. Parlez-en avec votre médecin ou votre pharmacien.

La vaccination en pratique
En Fédération Wallonie Bruxelles, trois possibilités existent :
- Vaccination gratuite via l’école ou chez un médecin participant au programme FWB, pour :
- les élèves de 1ère différenciée ou de 2e secondaire
- les jeunes nés à partir de 2008 ayant manqué la vaccination scolaire, jusqu’à 18 ans inclus
- Vaccination partiellement remboursée chez le médecin, de 12 à 18 ans inclus (la consultation est également partiellement remboursée).
- À partir de 19 ans, la vaccination reste recommandée. Les conditions d’accès peuvent varier : demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.
Pour les personnes âgées de 19 à 30 ans inclus, de nouvelles mesures de prévention ont été mises en place: n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un professionnel de santé
Ces nouvelles mesures s’appliquent également à certaines personnes immunodéprimées (vivant avec le VIH ou ayant subi une greffe) jusqu’à 45 ans inclus.
Certaines mutualités proposent également un remboursement annuel pour la vaccination.
MSD BE-NON-02864
